Le BIID structure les cofinancements lorsque l’envergure, le profil de risque ou les caractéristiques financières d’une opération appellent l’intervention coordonnée de plusieurs partenaires. Il établit l’architecture du montage, organise la complémentarité des ressources et veille à une répartition cohérente des contributions, des risques et des responsabilités au regard des exigences propres au projet.
Chaque instrument est ainsi affecté à une fonction précise dans l’équilibre général de l’opération.
Une ingénierie financière fondée sur la complémentarité des ressources
Le BIID assemble les instruments en fonction des contraintes effectivement identifiées : cofinancement et syndication pour répartir des besoins importants, ressources concessionnelles et financement mixte pour consolider la viabilité, garanties ou assurances pour couvrir certaines expositions, capital patient lorsque l’horizon économique l’exige, ou encore ressources de préparation lorsque la maturité du projet doit être renforcée. Chaque instrument est ainsi affecté à une fonction précise dans l’équilibre général de l’opération.
Le BIID organise parallèlement la convergence entre les partenaires dont les mandats et les capacités d’intervention sont complémentaires. Il rapproche leurs conditions financières, leurs seuils d’engagement, leurs exigences de diligence et leurs niveaux de risque acceptés, puis accompagne la consolidation du schéma de financement jusqu’aux conditions permettant sa présentation aux instances compétentes.
Lorsque l’équilibre du projet requiert un effet de levier supplémentaire, le BIID structure l’articulation entre ressources publiques, concessionnelles, privées ou mécanismes de couverture afin de faciliter l’entrée d’autres partenaires financiers. La logique retenue demeure celle établie par les documents du BIID : rechercher la combinaison la plus pertinente de ressources, de responsabilités et de protections, plutôt que juxtaposer des instruments sans cohérence d’ensemble.